V&A | Postmodernism : Style and subversion 1970 – 1990

On Sunday, I was at the Victoria & Albert Museum to work on some essay for Goldsmiths College. When I arrived in the big hall I suddenly decided to visit their star exhibition of the year Postmodernism : Style and subversion 1970 – 1990.

Dimanche dernier, je flânais au Victoria & Albert Museum dans le cadre d’une présentation que je dois faire à l’université. Arrivée dans le grand hall d’entrée, j’ai eu l’envie soudaine de me laisser tenter par leur exposition “évènement” Postmodernism : Style and subversion 1970 – 1990.

Postmodernism - Victoria & Albert Museum

I’m not a huge fan of postmodernism. I would easily spend hours in front of Raphael’s Ste Catherine at the National Gallery. When I read 80’s somewhere, I only see specific colors, forms, awful haircuts and past aesthetic that has never been mine. Therefore I convinced myself I would not like this exhibition. As often when you listen to predjudices : I was wrong.

Okay so I won’t lie : I passed the super cool neon entrance and then I felt lost. A quick glance is enough to understand the exhibition gathers architecture stuff, transformed items, paintings, photographs, videos etc. You too know nothing about postmodernism? Don’t panic. Breathe and go to the pannels to tame postmodernism. Yes “tame” because the exhibition is accessible and you will go to sleep with an incredible amount of information learnt along your visit.

Postmodernism is highly controversial in art history and design. Although it seems undefinable, the V&A describe it as an unsteady mix between theatricality and theory. From colorful to ruin, from absurd to rich. No matter the definition it remains and excited visual style.

Presence of the past et Then Apocalypse

The exhibition starts with this ‘Presence of the past’ part. A starting point for visitors to understand the origins of postmodernism, its trends and the melancholia regarding past aesthetics particularly. The ‘Apocalypse’ part displays the opposite feeling of modernism utopia. The object comes from a dystopia and is far from a perfect future. Fans among you will easily recognize Blade Runner soundtrack since some extract are waiting for you later. Otherwise you will find lors of illustrations such as l’altra figura by Giulio Paolini, Chantilly Chest by Peter Bruyne or the frontage Strada Novissima displayed during one of Venice Biennale Architecture. one quote by Bruno Zevi also sum up this exhibition’s part : “Whoever decides to abandon the modern movement can choose between Versailles and Las Vegas“.

Je ne suis pas une grande admiratrice de cette période. Je pourrais passer beaucoup plus de temps à la National Gallery à baver devant la Ste Catherine de Raphael. Lorsque l’on me parle des année 1980, cela évoque chez moi des couleurs spécifiques, des formes angulaires, mais surtout un goût d’un autre temps qui n’a jamais été le mien. J’étais donc relativement persuadée de voir des choses qui n’allaient pas vraiment me plaire. Je me suis trompée, comme souvent lorsque l’on a des a-priori.

Bon. Derrière le chouette sas néon, je me suis sentie légèrement perdue. Un vague regard et quelques pas suffisent à comprendre qu’il y a de tout ici : de l’architecture, des objets transformés, des tableaux, des photographies, des vidéos etc. Vous n’y connaissez rien vous non plus? pas de panique! respirez un bon coup, dirigez-vous vers les panneaux lumineux rouges et apprivoisez l’ère du postmodernisme, car oui : cette exposition est abordable, vraiment bien organisée et vous irez vous coucher le soir en ayant appris beaucoup de choses. Elle est pas belle la vie ?

Le Postmodernisme est le courant le plus controversé dans l’histoire de l’art et du design, défini (bien qu’indéfinissable au final) par le V&A comme un mélange instable entre la théâtralité et le théorique. Allant du coloré à la ruine, du ridicule au luxueux. Peu importe la définition, il demeure un style visuel excitant.

Presence of the past et Then Apocalypse

“Présence du passé” ainsi démarre cette exposition en tentant de donner à ses visiteurs le point de départ du courant postmoderniste et ses tendances principales, notamment cette mélancolie constante face à des esthétiques du passé. “Puis l’Apocalypse”, deuxième partie d’exposition, le sentiment contraire à l’utopie moderniste où l’objet semble venir d’une contre-utopie et est loin d’un futur parfait. Pour les plus fans d’entre-vous, vous reconnaîtrez dès votre entrée dans la première salle au loin, la bande originale de Blade Runner, le film de Ridley Scott (1982) un peu fil rouge de cette exposition, puis trouverez des nombreuses illustrations de ces débuts de définitions avec l’altra figura de Giulio Paolini, Chantilly Chest de Peter Bruyne ou encore la façade de la Biennale Vénitienne d’architecture Strada Novissima. Tout ça est aussi expliqué par Bruno Zevi : “Whoever decides to abandon the modern movement can choose between Versailles and Las Vegas“. (“Quiconque décide d’abandonner le mouvement moderne peut choisir entre Versailles et Las Vegas”)

New Wave:

Meet the first postmodernisms groups : Studio Alchymia and Memphis and rediscover the ‘New Wave’. These newcomers speed things up in terms of theatracality. The image matters and the message is crystal clear. Signs are now neon green on black walls and many musics you know by heart (I suppose) come to your hears : Devo, Grace Jones, Klaus Nomi, Vivienne Westwood, Ono Kazuno, Annie Lennox, Laurie Anderson, Karole Armitage… It transports you in another time and what a joy!

New Wave:

Faites connaissance avec les premiers groupes d’artistes du postmodernisme : Studio Alchymia et Memphis et redécouvrait la “Nouvelle vague”, celle de l’arrivée des années 80 qui passe à la vitesse supérieure en terme de théâtralité, d’exagération etc. L’image importe et le message est clair. Les panneaux sont maintenant vert fluorescent, les murs noirs, des musiques connues viennent à vos oreilles et l’excitation monte au fur et à mesure que les noms célèbres défilent sous vos yeux : Devo, Grace Jones, Klaus Nomi, Vivienne Westwood, Ono Kazuno, Annie Lennox, Laurie Anderson, Karole Armitage… Vous êtes dans un autre monde, un autre temps et c’est le bonheur.

 

Money:

Postmodernism is also embodied by the word ‘money’ and illustrated by Andy Warhol’s Dollar Sign, victime of his own success. At the beginning it was a radical art movement, but during 80’s it became a consumption product and collapsed under its own weight. In this last journey through postmodernism, the atmosphere is different. More pure. More luxurious. You can spot a jacket by Karl Lagerfeld for Chanel, the Consumer’s rest chair by Frank Shreiner or this powerful sentence by Martin Amis from Money (1984) :”Money doesn’t mind if we say it’s Evil, it goes from strength to strength. It’s a fiction, an addiction, and a tacit conspiracy”. Last artworks and finally a beautiful end credit with lyrics from New Order song ‘Why can we be ourselves like we were yesterday?’ or this question: Are we still in a postmodernist era?

This how it ends. I came across children, students, elderly people, tourists, curious who were discovering this world. I think it would be hard not to be satisfy since the exhibition covers many artforms including architecture, costume, dance, music, photography, sculpture, drawing, painting, video, cinema, couture etc. A must see!

 

Money:

C’est aussi ça le Postmodernisme, symbolisé par un mot : “argent”, illustré par Andy Warhol avec Dollar Sign et victime de son propre succès. S’il était au départ un courant radical, durant les années 80, il est devenu le produit préféré des consommateurs et s’est effondré sous son propre poids. Ici, l’ambiance de cet ultime voyage est différente, plus épurée, plus luxueuse. On y croise une veste de Karl Lagerfeld pour la maison Chanel, la Consumer’s rest chair de Frank Shreiner ou encore cette phrase forte de Martin Amis issue de Money (1984) : “Money doesn’t mind if we say it’s Evil, it goes from strength to strength. It’s a fiction, an addiction, and a tacit conspiracy”. On passe vers les dernières œuvres et finalement la dernière salle. Un beau générique de fin de New Order sur les paroles “Why can we be ourselves like we were yesterday?” ou cette question : Sommes-nous toujours dans une ère postmoderniste?

Ainsi s’achève cette exposition. J’y ai croisé des enfants, des étudiants, des personnes âgées, de simples “promeneurs”, des preneurs de notes ou croquis comme moi, des passionnés et ceux qui découvraient cet univers. C’est une exposition abordable, très bien organisée qui présente de nombreux domaines artistiques : architecture, costume, danse, musique, photographie, sculpture, dessin, peinture, vidéo, cinéma, couture etc. Difficile de ne pas y trouver son compte. A voir, donc! 

Pratique

Victoria & Albert Museum

From 24 September 2011 to 15 January 2012

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