Tate Modern | Yayoi Kusama

Retour à la vie normale (et plus calme) après ce weekend de folie sportive. Il y a trois semaines, je me rendais à la Tate Modern pour voir l’exposition de l’artiste japonaise Yayoi Kusama (qui était à Paris précédemment). Je n’avais encore jamais vu ses travaux, je les connaissais seulement à travers des photographies. Quant à l’artiste, je savais son obsession pour les motifs à pois et son atterrissage en établissement psychiatrique. Peu importe, je me suis laissée entraîner dans cette exposition sans a priori, un lundi matin, sans trop de monde…. parfait pour visiter au calme!

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Je suis sortie charmée par cette exposition qui présente le travail de Yayoi Kusama de façon chronologique en contextualisant parfaitement les œuvres. Une fois les gros ballons rouges à poids blancs passés, l’exposition ouvre sur les peintures de jeunesse de l’artiste. Les préjugés sont alors vite effacés: aucune folie ici, mais une maîtrise incroyable du pinceau et un sens des couleurs merveilleux. Les tons sont vifs et se mêlent avec des dégradés d’une fluidité parfaite. Les sujets sont du domaine du cosmique et de l’hallucination, il n’est pas toujours aisé d’y voir un sens, mais c’est définitivement beau et porteur d’émotions. A noter que le “pois” est déjà présent comme élément déstabilisant.

Puis, viennent les premiers pas dans le “rêve Américain” avec les Infinity Net, qui s’avèrent être une marche difficile à monter pour une jeune femme japonaise, entrant dans un monde artistique masculin où il est rare de tirer aisément sa part du gâteau. Présentés avec les sculptures d’accumulation, affiches, vidéos, collages et photographies viennent témoigner de la vie de Yayoi Kusama aux Etats-Unis: des premières expositions de l’artiste, en passant par les rencontres clés et les années libertines sous acide jusqu’au retour au Japon dans un établissement psychiatrique suite à une admission volontaire. Ce retour difficile, donne finalement lieu aujourd’hui à de grandes toiles très colorées qui m’ont personnellement énormément plu et m’ont rappelé les Batiks Africains.

Deux installations sont vraiment incroyables: la pièce de vie sous néon violet avec des pois multicolores et la dernière pièce de l’exposition. Dans l’une vous rentrerez l’esprit clair voyant des pois collées sur des objets et plus le temps passera, plus vous aurez une sensation d’hallucination. Dans l’autre, c’est un cosmos qui s’offre à vous… Les murs, le sol et le plafond s’effacent pour vous laisser seul dans le vide avec mille et une lumières… A vivre absolument !

http://www.tate.org.uk

Depuis le 9 février et jusqu’au 5 juin 2012

Tate Modern – Bankside London SE1 9TG

Tarifs
Adulte: £10
Réduit: £8.50 (12-18, + de 60, étudiant, chômeur, etc.)
– de 12 ans: gratuit

Transports
Métro: Southwark Station (Jubilee Line), Mansion House (District ou Circle Line) et St Pauls (Central Line)
Train: Blackfriars station ou London bridge station
Bus: 45, 63, 100, RV1, 381 et 344.

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