Tate Modern | Edvard Munch: The Modern Eye

Fini les dissertations, rapports de stage et autres business plan pour l’université, la semaine passée, j’ai enfin mis le bout du nez dehors ! Qui dit sortie, dit exposition pour ma part, voici donc quelques impressions de celle qui se tient en ce moment même à la Tate Modern de Londres Edvard Munch: The Modern Eye (“La vision moderne”). Les expositions dédiées à cette artiste étant rares, si vous êtes dans les parages, ne manquait pas l’occasion de le découvrir au-delà d’œuvres phares comme Le Cri ou La Madone.

N’attendais pas de cette exposition une rétrospective ou une ballade picturale, l’intention ici est de présenter Edvard Munch sous un autre regard que celui qui lui est généralement attribué: un peintre des années 1860-90. Ici, c’est la vision moderne, parfois tourmentée et la maîtrise pluridisciplinaire qui sont mises en valeur.

Les autoportraits peint ou via appareil photo sont le fil rouge de l’exposition et vous conduisent de salles en salle: la seconde notamment, qui emportera certainement le plus grand succès, présente de œuvres peintes face à face, puisque Edvard Munch, comme beaucoup d’artiste du 19e siècle ne copiait pas ses peintures, mais reprenait et réutilisait ses thèmes. Il avait d’ailleurs pour habitude de dire que “une grande idée ne meurt jamais.” Quelques salles plus loin, la Tate Modern rend hommage à sa fascination pour le progrès scientifique et industriel avec des tableaux qui dépeignent tantôt les travailleurs rentrant à la maison, tantôt une opération chirurgicale. Le musée juxtapose brillamment à ces tableaux des archives vidéos des Frères Lumières venant témoigner en faveur des visions de Munch. Au détour des salles suivantes, ne manquait pas La Puberté et le regard de cette jeune fille si contrariée de vous voir planté devant elle à l’observer ou le croquis de La femme nu qui pleure qui se situe après les collaboration pour des décors de théâtre de Munch.

Edvard Munch – Vampire

Edvard Munch – La Puberté

Edvard Munch – dessin, Femme nu qui pleure

 

Une nouvelle fois, la Tate Modern offre une exposition pleine d’intérêt, pose un nouveau regard intelligent sur un artiste et nous pouvons nous estimer chanceux de voir ces œuvres, qui pour la plupart appartiennent au Musée Munch à Oslo (Norvège). Nous pouvons aisément imaginer le casse-tête logistique et financier d’une telle exposition, ne soyez donc pas déçu de ne pas y trouver les œuvres plus “connues” de Munch.

 
Du 28 Juin au 14 Octobre 2012
Tarifs:
£14
£12.20
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