Football | England vs. San Marino

Hier j’ai enfin eu l’occasion de participer à l’événement le plus populaire et le plus aimé d’Angleterre: un match de foot ! En France, particulièrement quand on travaille dans un milieu artistique, aimer le football est une faute de goût indéniable ou pour les plus indulgents, un faux pas que vous rectifierez bientôt. Ici au Royaume-Uni, le foot fait partie de l’identité et qu’il s’agisse de Pete le garagiste de votre quartier ou Mark le directeur de votre banque, une chose les uni certainement: l’amour du ballon rond, entre potes autour d’une bonne bière !

C’était une première pour moi en grande pompe hier, puisqu’il s’agissait d’un match éliminatoire pour la Coupe du Monde 2014 entre l’équipe d’Angleterre et celle de San Marino (après m’être posé plusieurs fois la question: il s’agît d’un état à l’intérieur de l’Italie encore plus petit que le Vatican ou Monaco).

Hier donc, direction Wembley qui se situe au Nord-Ouest de Londres, le célèbre stade à l’arche blanche qui est sacrément imposant dans le paysage et vous laisse ensuite surplomber la ville en hauteur. Vues d’ici, même The Shard et la BT tower se font toutes petites.

Il suffit déjà de regarder autour de soi une heure avant le coup d’envoi pour comprendre définitivement qu’un match de football est une expérience sociale et familiale dans ce pays. On est en groupe de deux à huit personnes, en famille avec trois générations, entre amis ou avec les collègues de boulot. Il faut dire qu’ici, la véritable armée du personnel de Wembley est aux petits soins avec le public et se jette sur les personnes âgées, handicapées ou les enfants pour leur faire éviter la foule et les escorter au/dans (oui oui j’ai failli frôler l’infarctus)/et après l’ascenseur avec une politesse et une bonne humeur imbattable. Bref, avant même que le match commence, le speaker motive déjà les troupes dans une ambiance bon enfant, avant de rappeler quelques minutes avant le coup d’envoi de mettre du coeur à l’ouvrage pour l’hymne national afin de montrer de quel bois les lions se chauffent !

Cet hymne, c’est d’ailleurs la minute Quiz Culture pour les étrangers: saurez-vous aligner plus de mots que “glorious”, “victorious” et “God save the Queen”? Un conseil, révisez avant le jour J !

Et bim ! c’est le coup d’envoi du match, donné par les Royal Marines tout droit descendu à fond les ballons du toit du stade sur un filin (= deuxième infarctus) et c’est là que ça devient interessant: certes il y a le match à regarder bim bam boum dans le ballon et boum je sors sur la civière à la cinquième minute. Mais surtout, il y a les britanniques, ce public qui vit le match seconde par seconde dans chaque recoins du stade. Ils se tiennent la tête en se levant et en hurlant “noooooooo” quand le ballon passe à côté des buts; ils se lèvent les bras au ciel en criant “yeeeeeeeeeeah” d’un seul homme quand le ballon rentre dans les buts; ils s’amusent de Joe Hart (le gardien) les rares fois où ils touchent le ballon avec un “weeeeey” mollasson; ils hurlent “shoooooot” quand ils s’ennuient même si le joueur est loin des cages et suivent la fanfare qui accélère alors le rythme pour faire courir les joueurs; ils hurlent des “Roooooooney” gutturaux quand leur star mancunienne marque; ils adorent le prénom de Shelvey “JonJo” qu’ils répètent inlassablement et quand leur équipe a marqué quatre buts, ils encouragent même le ptit gars de San Marino qui au bout de 60 minutes arrive enfin à faire une percée et rigolent de bon coeur quand il dévisse complètement son tir.

Finalement, le seul point négatif ce sont les joueurs: pas un petit coucou avant ou après le match aux 84600 personnes qui se sont déplacés pour les encourager. Mais c’est vrai, les chiffres en dessous de 6 zéros ne touchent pas trop ces gens là… On regrettera juste l’attitude pour les petites mimines innocentes venues encourager leurs idoles et qui par chance pour eux ne leur tiendront même pas rigueur de cela, préférant se remémorer les buts et répéter une dernière fois le nom de joueurs, à moitié endormie sur les épaules de papa.

Comme souvent dans les stades, il ne faut pas être pressé de rentrer. 2h30 pour reoindre London Bridge dont 1h pour rejoindre la station de métro qui est à deux minutes à pied. Mais là encore, on attend patiemment avec le personnel de Tfl qui amuse la foule au micro et donne les informations d’attente et de direction. Le bon côté du Royaume-Uni une fois de plus.

Du coup, la prochaine expérience: un match de Premier League, encore plus populaire que les matchs internationaux !

 
 
 
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