Tate Britain | Pre-Raphaelites: Victorian Avant Garde

Jusqu’au 13 janvier 2013, se tient à la Tate Britain, une exposition consacrée au mouvement Preraphaélites trop souvent méconnu ou boudé du public. Une occasion en or de découvrir ce “contre-courant” si l’on joue avec les mots et la superbe collection permanente de la Tate Britain si vous n’y avez jamais mis les pieds !

Prenant racine en Grande-Bretagne et mené par les artistes Dante Gabriel Rossetti, William Holman Hunt et John Everett Millais, le mouvement Préraphaélites dont émane souvent douceur et calme, constitue en réalité une véritable rébellion contre les valeurs artistiques du milieu du 19ème siècle en puisant son inspiration dans l’art de la Renaissance. Si le courant Préraphaélites est fondé en 1848 sous le règne de la reine Victoria avec lequel il coïncide, il se situe surtout à l’aube de grands bouleversements en Europe qui voit l’industrialisation s’étendre dans les villes, notamment via les réseaux ferroviaires, le développement de la photographie donnant un nouveau regard au choses et de nouvelles prouesses scientifiques venant ébranler certaines croyances. Certains artistes rejettent alors l’enseignement reçu par leur maître et ne voient plus en des peintres tels que Raphaël un idéal esthétique. Ils puisent dans des esthétiques plus anciennes, au couleurs plus vives et à la nature plus vraie et les transposent à cette époque industrielle pour en faire une nouvelle vision artistique britannique.

Au travers de sept salles et 150 œuvres incluant peintures, sculptures, photographies et arts décoratifs (tapisseries et meubles), la Tate Britain vous guide dans le préraphaélisme, depuis son manifeste, jusqu’aux plus poétiques et mythologiques aspects de ce courant. Organisée plus ou moins chronologiquement, mais aussi par thème tels que la nature, la beauté ou la religion, l’exposition vous offre tous les outils nécessaires à la compréhension de ce courant surprenant, mais aussi afin de contextualiser le climat social, politique et religieux qui pousse les artistes à cette remise en question de l’art et des œuvres. Elle vous donne également de nombreuses pistes à explorer, comme celle de John Ruskin, grand penseur du peuple britannique, qui dans son ouvrage The Stones of Venice valorisait la liberté des temps médiévaux en contraste avec l’esclavage de l’usine moderne, en accord avec l’idée préraphaélite.

On regrettera deux choses seulement: les audioguides uniquement disponibles en anglais et la foule trop importante sur chaque créneau horaire. Il est tout à l’honneur du musée de permettre l’accès à tous à cette exposition, mais la foule trop compact dans chaque salle, ne permet aucun recul sur les tableaux, résulte trop souvent d’une vision souvent bouchée, et l’accès au panneaux d’informations est très difficile. Privilégiez donc une visite en semaine plutôt que les weekends.

Ophelia – John Everett Millais

The man of sorrow – William Dyce

Pegwell Bay – William Dyce

Portrait of a girl (Sophie Gray) – John Everett Millais

The Lady of Shallots – William Holman Hunt

The rock of doom – Edward Burne Jones


Tate Britain

Tate Britain
Millbank – London SW1P 4RG

Transport

Métro: Victoria line (Pimlico ou Vauxhall Stations) ou Jubilee, Distric & Circle lines (Westminster station)

Bus: 87, 88, C10, 2, 36, 185, 436

Train: Victoria station

Tarifs

£14 – plein

£12,20 – réduit (étudiants, 12-18 ans, senior, personne handicapés (+ accompagnateur gratuit) et chômeurs).

Gratuit pour les – de 12 ans.

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