Baroque the Street: Dulwich Festival

Autant vous dire qu’avant même de voir les œuvres, j’étais déjà à genoux devant le concept. Je suis comme ça moi, dès qu’on me parle de collaborations culturelles/artistiques je m’emballe. Baroque the Street, est un superbe exemple de projet collaboratif, puisqu’il associe Richard Howard-Griffin de Street Art London, Ingrid Beazley de la Dulwich Picture Gallery et une belle brochette d’artistes de rue. L’idée est la suivante: créer une galerie en plein air, aux yeux de tous et inspirée des œuvres permanentes accrochées aux murs de la Dulwich Picture Gallery. Etalé sur neufs jours, ce festival proposait donc d’explorer l’un des plus récent mouvement artistique de notre société et son inscription au sein de l’histoire de l’art.

Connor_Harrington
L’oeuvre ci-dessus est celle de Conor Harrington, habitué des mélanges d’époque dans le traitement de ses personnages et pour qui l’idée de réinterpréter un mouvement artistique ancien a donc dut être un jeu d’enfant. Au menu: deux personnages en apparence issus de la régence anglaise. Cette période de tous les excès pour les aristocrates, fut aussi celle de l’ouverture improbable de la Dulwich Picture Gallery en 1881. La petite galerie du Sud-Est de Londres qui n’a rien à envier aux plus grosses institutions du centre possède depuis son ouverture un atout qui ne pouvait que plaire aux artistes de rue: ce fut la première galerie anglaise ouverte au public, une notion bien farfelue à cette époque instable de l’histoire anglaise et peu favorable aux “petites gens”.

En déambulant dans les rues de Dulwich on pouvait donc croiser les travaux de Stik, Phlegm, Agent Provocateur, ROA, REKA, Dscreet, Mad C, RUN, Remi Rough, System et The Rolling People. La plupart ont choisi de réinterpréter un tableau de maître, parmi lesquels Gainsborough, Rembrandt, Kettle ou encore Poussin. Pas de porte à pousser, de ticket à présenter, les œuvres vous attendaient au coin d’une rue, à côté de la porte d’une maison ou sur une palissade. Au 265 Lordship Lane, c’est la maison tout entière qui a fait office de QG des artistes et dont chaque recoins a été bombé, peint, dessiné et repensé, intérieur comme extérieur. Là encore, il fallait entrer sans frapper et ne pas avoir peur de ne pas posséder des codes du Street Art. Dans la maison, il y avait un couple d’une soixantaine d’année, des étudiants, des photographes, une famille avec trois enfants, deux bonnes copines et quelques loups solitaires… Bref, on se noyait facilement dans la foule.

Voici mon parcours en image (avec une exception pour l’oeuvre de REKA que je n’ai pu voir et donc photographier), associé aux tableaux qui ont inspirés ces œuvres si jamais vous n’avez pas eu l’occasion de visiter la collection permanente de la Dulwich Picture Gallery:

adam-and-eve by Coecke+Stik An-unknown-couple by Gainsborough+Stik Elysabeth-and-Mary-Davidson by Kettle+Stik Mrs-Moody-and-her-children by Gainsborough+Stik the_guardian_angel by Franceschini+Stik the-Linley-Sisters by Gainsborough+Stik the-triumph-of-David by Poussin+Phlegm

the-triumph-of-david by poussin+run

'Europa and the Bull' Reni / by REKA

REKA picture © Dulwich Festival 2013

Portrait-of-an-unknown-ma by Fuller+AP

265 Lordship Lane

RUN

Pratique

http://www.dulwichfestival.co.uk/

http://streetartlondon.co.uk/

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