The Courtauld Gallery | Egon Schiele: The Radical Nude

 

– Tu n’aimes pas Schiele.

– Tu n’aimes pas Schiele?

– Non, non tu n’aimes pas Schiele.

– Quoique.

– Pourquoi tu n’aimerai pas Schiele?

– Bon.

Après avoir eu un véritable coup de cœur pour l’exposition présentant les travaux de Schiele à la Courtauld Gallery et alors que j’étais persuadée de ne pas aimer les œuvres de cet artiste, j’ai décrété que je n’étais peut-être pas toute seule dans ma tête, d’où ce préjugé stupide. Aussi, cet article sera écrit à la 1ère personne du pluriel pour exprimer à quel point moi et mes différents moi nous étions bien bêtes et afin exacerber notre satisfaction après cette exposition. Oui, nous assumons totalement.

– You don’t like Schiele.

– Don’t you like Schiele?

– No no, you don’t like Schiele.

– Whatever.

– Why wouldn’t you like Schiele?

– Ok.

Although I was quite sure I was not a fan of Schiele artworks, after been taken with the magnificent exhibition at the Courtauld Gallery I decided I might not be alone in my head. This could explain my stupid prejudice. Therefore this post will be written using third person. It should prove me and my other selfs to be silly and increase our satisfaction after the visit.

exhibition_graphic

© The Courtauld Gallery

Tout d’abord, nous sommes des êtres émotifs. Alors lorsque d’emblée l’on nous rappelle que la vie d’Egon Schiele fut très furtive (1890 – 1918), on est ému. On est comme ça nous. Puis l’on nous raconte son parcours, le contexte de chaque feuille de dessin, l’histoire de chaque personne représentée… et là, soudainement ça nous gifle la figure! Nous nous rappelons vivement les propos de notre sœur chérie qui dit souvent que le dessin possède une proximité, une intimité unique que l’on ne trouve pas toujours dans les grands tableaux, aussi beaux soient-ils. Après tout, le dessin c’est son dada, mais cette fois particulièrement – pauvres ignares en matière d’histoire de l’art que nous sommes – nous ressentons cela et comprenons véritablement son travail et sa passion. D’ailleurs, nous ne sommes toujours pas d’accord quant à l’élément déclencheur de cette émotion face aux travaux de Schiele: Est-ce le support? Le trait épuré mais si particulier? Les sujets choisis? L’histoire de l’artiste? Peut-être un peu tout ça. Toujours est-il que nous serons d’accord sur un point: il faut constamment se rappeler la date 1910 (puisque c’est l’année de création de bon nombre des dessins exposés). Recontextualiser encore et encore pour se rendre compte à quel point Egon Schiele était visionnaire et unique. C’est le nu qui est traité ici, des corps d’hommes et de femmes, comme nous sommes peu habitués à en voir parmi les œuvres de cette époque. Au fond, à l’heure où la censure sévit de nouveau massivement, où des groupuscules marchent à reculons sur des libertés individuelles fondamentales et où la sexualité peine à sortir de sa boîte “tabou” chez certains, cette exposition ne pouvait pas mieux tomber. Schiele effeuille ses modèles, dessine des corps à la fois charnus et pleins de formes comme personne. Il traite de l’érotisme, du sexe, mais il parvient à y inclure de nombreuses questions et à en faire un sujet existentiel qui bien entendu dépasse la “sexualité”. On peut voir des nus qui nous questionnent. On peut dessiner des nus et traiter de l’érotisme sans vulgarité. Finalement on est ému, mais d’une certaine façon et via ce qu’il s’en dégage et les sujets abordés, cette exposition nous donne aussi du baume au cœur.

Si vous aussi avez un a priori sur Schiele, courez voir ce petit bijou d’exposition. Vous changerez sûrement d’avis. Vous pouvez y aller seul ou accompagner comme nous, de vos petites voix intérieures, le tarif est le même.

Nous postons simplement ici la feuille qui nous a le plus marqué. Celle-ci est expliquée à la Galerie, si tant est qu’il y ait besoin d’explications. Quant à moi, je laisse mes petites voix dans cet article. Comme quoi il ne faut jamais écouter les autre, ni même soi-même!

First of all, we are emotional beings. So when the first information you grab is how short the life of Egon Schiele was (1890-1918) we are moved. That’s who we are. Then the exhibition tells his career path, every drawing has many details including the story of the model… but suddenly it hits you! You recall what your beloved sister used to say about drawings (which is her specialty after all) which are more intimate and allows more closeness with the artist than huge paintings, as beautiful as they might be.This time, I got it and I really understand her work and passion. And I must say we cannot completely agree about what’s trigger our emotion: Is it the support? The simple line? Models? Story of the artist? A bit of everything I guess. However, one thing we can agree on is this: you must look at the drawing constantly repeating yourself this date: 1910. Most of artworks displayed have been created around this period and you can’t forget it to see how visionary and unique Egon Schiele was. The exhibition is about Nude, men and women in a way people were certainly not used to. It’s quite ironic this exhibition arrives in a period where I feel we are taking too many steps back regarding individual rights and sexuality. Anyway, Schiele strips his models and draws bodies like no one does. He  studies erotism, sexe but he manage to includes lot of questions that raises existential questions above sexuality. So yes, you can definitively look at nude that question yourself. We can draw nudes and talk about erotism without rudeness. So in the end we were full of emotion, but many things emerging from the drawing makes us happy and full of hope.

Wether you think you like / don’t like, just go and visit this wonderful exhibition. If you usually don’t like Schiele, you will probably change your mind. You can go alone or with you many inner self. Same price.

Here is one drawing only, our favorite. If you believe you need explanations about it, well… you will find everything you need at the exhibition. I will leave my little voices here now and today’s lesson: never listen to what other people think, not event yourself, just go and try.

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Egon Schiele – Mother and child (Woman with homunculus)

From 23 October 2014 to 18 January 2015

The Courtauld Gallery 

Somerset House, Strand – London WC2R 0RN
 

£4-£8 and free under 18.

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